jeudi

Introduction:

En proie à des démons insoupçonnés, Daniel Jaunes, un jeune inspecteur belge promène un lourd passé douloureux qui prend naissance au coeur de la seconde guerre mondiale.


A mi chemin entre intrigues policières et récits fantastiques, en 7 albums, la série Jaunes nous invite à un étrange voyage où l'histoire défie le temps, où les morts côtoient les vivants, où la réalité se perd à travers les ruelles étroites et magiques du mystérieux.


Osez franchir la ligne Jaunes !

© Alain Dukarski

mercredi

Présentation:




Daniel Jaunes 

Une série réalisée par Jan Bucquoy (scénario) et Tito (dessin).

 

Daniel Jaunes est un jeune inspecteur de police belge, torturé par un passé douloureux. Alors que la seconde guerre mondiale faisait rage, son père d’origine juive fut exécuté par les membres d’une organisation fasciste belge, les Rexistes. Mêlant avec brio différents genres, policier, historique et fantastique, la série Jaunes alterne ses énigmes entre la période actuelle et les années de guerre, les personnages évoluant d’une époque à l’autre en fonction des troubles psychologiques du héros. Un anti-héro d’ailleurs, tant Daniel Jaunes subit d’avantage les évènements plutôt qu’il ne les déclenche. Personnage introverti sans réel relief, il se laisse envahir par ses démons entre cauchemars et réalités découvrant des secrets à jamais enfouis dans son inconscience. Volontairement construite sur un  rythme lent, la complexité de l’histoire s’articule autour du fascisme et de la personnalité tourmentée de Daniel Jaunes. Bien que les références historiques à la Belgique sont nombreuses et bien souvent obscures pour le néophyte, Jan Bucquoy, le scénariste, parvient à nous tenir en haleine et à nous intéresser à ce passé peu glorieux de son pays. Visionnaire il dépeint les futures montées simultanées du fascisme et du racisme de ces dernières années par un habile va et vient à travers le temps et les époques, entre hier et aujourd’hui.

 

 

mardi

Jaunes, tome 1: "Aux limites du réel"

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Album publié en octobre 1980 aux éditions Glénat.

Pour Daniel, tout débute par une mutation à la police judiciaire de Dinant où il se rend sans grande conviction, la ville lui paraissant une cité sans grande animation. Cependant dans le train qui le mène à Dinant, il a une curieuse conversation avec une femme qui lui relate l’assassinat de son fils par la Gestapo. Simple coïncidence ou véritable manipulation ? Jaunes s’interroge, car il y a peu, à Bruxelles, il avait reçu une étrange lettre datée de… 1938, contenant une carte du parti rexiste à son nom ! Et le mystère s’épaissit d’avantage lorsque arrivé dans sa nouvelle affectation, il doit enquêter sur l’incendie du château du Comte de Mall, lequel fut exécuté par les nazis en représailles d’une attaque de ses chiens contre un officier. Dans les ruines fumantes, il découvre un livre « Le manifeste du Rexisme » ! De retour à son hôtel, il trouve une nouvelle carte du Rex, l’invitant à se rendre à une réception dans ce même château ! Intrigué, il s’y rend. Sa surprise est de taille lorsqu’il constate que la bâtisse est en parfait état ! Pas la moindre trace d’incendie ! Plus étrange encore, la réception est une fête nazie dont l’une des principales attractions est une jeune violoniste qui n’est autre que sa voisine de palier ! Bien vite, les convives remarquent la présence indésirable de Jaunes. Il doit prendre la fuite. Dans sa course, il se saisit d’un chandelier qu’il jette à ses traqueurs, provoquant l’embrassement du château ! Il parvient néanmoins à s’enfuir par un passage secret que lui indique… le Comte en personne ! Ce dernier rattrapé par les allemands est aussitôt fusillé dans la cour du château. Quant à Jaunes, il se réveille sur un lit d’hôpital. Un bien curieux cadeau l’attend à son chevet…